Historique de la commune

VILLENY : Hab Niovilliens (enes)

Villaniacum, domaine du Gaulois Villanius.

L’origine du village, remonte au X1éme siècle avec les défrichements opérés par les moines de Marmoutiers. Eglise St Martin, la nef date du 12éme siècle, le cœur du XV1ème, fut brûlée lors des troubles liés à la répression du protestantisme. L’auteur de ce haut fait d’arme, n’était autre que le seigneur de la Motte Bonneville, exaspéré par le son des cloches.

Villeny reste enclavé, comme beaucoup de villages solognots. Le mode d’existence est autonome, des cultivateurs, le chanvre, la vigne, donnant un vin de qualité des plus « spécifique » des éleveurs, chartiers, basse-courriers, et tous les corps de métiers : maréchal-ferrand, hongreur, tailleurs, sabotiers etc… Le hameau de Bonneville, autrefois appelé Bonneville sans pain, dont il ne subsiste que le château et quelques maisons en cour de restauration, fut rattaché à la commune de Villeny par décret de l’empereur Napoléon 1er, en 1805

L’époque était aux qualificatifs particulièrement flatteurs : Villeny le pouilleux, Yvoy le galleux !

Il faut attendre la fin du XV111ème siècle pour voir la construction de vraies voies de communication, le développement de l’agriculture,  des échanges avec nos voisins. La possibilité de faire parvenir de la chaux pour combattre l’acidité de la terre solognote.

Les grands propriétaires des Thouars, des Villiers, De la Giraudière dont un Jean Longuet de la Giraudière, était Maire d’Orléans en 1588. Un autre sera Maire de Villeny de 1947, à 1957. Mr Pierre Pichery né au château de Bonneville sera maire de 1904 à 1935,  conseiller général, Député puis Sénateur du loir et cher. Ces grandes familles ont contribué par leur vision novatrice, au développement de la Sologne que l’on connaît aujourd’hui. Le village est reconstruit en brique, à la fin des années 1880, à peu près dans sa configuration actuelle La commune compte alors un peu moins de 800 habitants.

En avril 1890, une pétition signée par une majorité de citoyens, demande au conseil général , la construction d’une ligne de chemin de fer à voie étroite, permettant la jonction avec le Loiret et Orléans d’un coté, Neung sur Beuvron et Romorantin, de l’autre. Ce qui sera fait quelques années plus tard. Surnommé le tacot, il autorisait des déplacements, soit, pleins de poésie, mais cependant longs, fastidieux et très fatigants. On se prend néanmoins à en regretter le principe aujourd’hui quand on prend la route d’Orléans le matin entre 07h00 et 09h00.

Après une chute démographique : 327 habitants dans les années 1990, Villeny compte aujourd’hui environ 450 niovilliens. La commune, toujours avec l’aide de ses grands propriétaires forestiers, aidée par ses partenaires publics a su trouver les moyens de chauffer son cœur de village, avec une énergie, locale, pérenne et propre : le bois.  La Mairie, les écoles, la maison du cerf, et maintenant notre restaurant l’auberge de Villeny, ainsi que quelques particuliers, bénéficient d’un chauffage économique et écologique digne des enjeux du développement durable. Avec ses deux boucles du programme de la Sologne à vélo, ses attraits d’authenticité, d’histoire et de patrimoine régional, Villeny peut à juste titre se considérer, comme incontournable pour les amateurs de loisirs cynégétiques, de faune sauvage et de paysages.

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